Première étape: la construction d'utilité publique

En Suisse, on estime qu'il existe plus de 1000 coopératives de construction et d'habitation. Sans compter les innombrables fondations et dans beaucoup de régions, dans les villes avant tout, les logements bon marché proposés par les pouvoirs publics. Dans la charte des maîtres d'ouvrage d'utilité publique, il est écrit que les coopératives ont pour but de «mettre à disposition des ménages dotés de faibles revenus des logements à loyers abordables.» Certes, toutes ne suivent pas à la lettre ce précepte, il est cependant indéniable que les offres les plus avantageuses émanent souvent des coopératives.

Nécessité d'avoir un capital

Vivre dans une coopérative d'habitation signifie pour les locataires devenir membres et souscrire une part du capital. Celle-ci équivaut souvent à un loyer mensuel. Dans les coopératives récemment créées qui ont encore peu de moyens, ce montant peut être sensiblement plus élevé.

Les familles ou les personnes au budget modeste ont souvent de meilleures chances. Une partie des appartements proposés par les coopératives sont subventionnés au sens étroit du terme. Ainsi s'expliquent dans la plupart des cas les prescriptions strictes en vigueur dans le domaine de l'occupation des logements (c'est-à-dire du nombre de personnes par logement) et en matière de revenus. Exemple: à Zurich, les plafonds actuellement appliqués sont de 200 000 francs de fortune imposable et de 59 700 francs de revenu imposable pour le ménage (dans la plupart des cas et selon les déductions pratiquées, le revenu brut est un peu plus élevé).

Certaines coopératives gèrent des listes d'attente, d'autres non. Il vaut la peine de s'informer directement auprès des gérants. Un dossier solide ou une bonne lettre de candidature dans laquelle vous vous présenterez brièvement ne peuvent jamais nuire. Il est important de sans cesse s'enquérir du sort réservé à la demande qui a été déposée.