Restitution du logement: restons calmes!

Dans bien des régions, le 1er octobre sera de nouveau le grand jour des déménagements. Les divergences d'opinion et questions liées à la restitution de l'objet loué sont de fréquentes sources de litiges entre bailleurs et locataires. De tels conflits pourraient pourtant aisément être évités.

Jürg Zulliger

Branle-bas de combat à fin septembre: dans bien des régions et villes de Suisse, c'est la date usuelle des déménagements. D'une part, il s'agit évidemment d'un jour attendu depuis longtemps: pouvoir enfin s'installer dans un grand appartement moderne et bien situé! En tant que locataire, nous l'avions peut-être cherché, espéré, attendu pendant des années.

D'autre part pourtant, ce jour peut aussi être une belle source de stress. N'a-t-on rien oublié? Le peu de temps à disposition suffira-t-il à tout nettoyer à fond, à transporter tous les effets au nouvel endroit sans trop de casse?

Inutile de s'énerver

L'on oublie pourtant souvent que la restitution de l'ancien appartement, symbolisée par la remise des clés, peut être associée à bien des désagréments. Et si l'on ne retrouve pas toutes les clés? Ou si les sols et parois étaient tout de même pas mal "égratignés" et risquent d'entraîner des frais de réparation élevés?

Si la restitution a été bien organisé et si les deux parties sont de bonne foi, le locataire et le bailleur n'ont pourtant pas besoin d'en venir aux mains. C'est ainsi que les traces d'une usure normale ne peuvent par exemple pas être mises à la charge du locataire: impossible de lui reprocher des tapisseries jaunies, quelques éraflures sur le parquet, les traces des meubles ou des tableaux sur les murs. L'utilisation du logement est finalement rémunérée par le loyer.